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2016-05-31

Un bouledogue français apporte "joie et plaisir" à la maison de retraite


Renée est arrivée presque en même temps que Malao à la maison de retraite. - marie collinet
Pour le bonheur des résidents et des personnels, la maison de retraite de Ceyrat a adopté un petit bouledogue français. À terme, celui-ci habitera tout le temps dans l’établissement.
Une pensionnaire de la résidence retraite Maisonnée Boisvallon à Ceyrat, ne communique ni avec le personnel ni avec les résidents. Mais depuis, une semaine, elle parle à Malao. Le jeune bouledogue français qu'a adopté la maison de retraite.


Andrée est arrivée à peu près en même temps que le chien. Pour elle, c'est « formidable, ça apporte de la joie et du plaisir ». Pour venir à la maison de retraite, elle a dû déposer son propre chien à la SPA. Même s'il a trouvé une nouvelle famille d'accueil rapidement, en en parlant, Renée verse quelques larmes.



« Une relation fusionnelle »
« Ce petit chien va lui permettre de s'intégrer rapidement dans sa nouvelle vie. En plus, sa chambre est juste en face de l'espace où se tient le chien. Je pense qu'ils vont avoir une relation fusionnelle », glisse Leslie Prud'homm la responsable de vie.

Si ce chien est là, c'est un peu grâce à elle. Elle a commencé par amener le sien. Le directeur, Michel Dorlet, a alors été convaincu de l'utilité d'un chien dans son établissement. Il a donc décidé d'en offrir un aux résidents et aux personnels. « Cette petite boule de poils rassemble les 80 résidents et les 50 salariés. Accueillir un chien dans nos établissements devrait être ancré ».

« Quand j'ai un problème, je vais vers lui »
« Ça devrait être obligatoire », ajoute Frédéric Arnault, éducateur comportementaliste canin, venu à la maison de retraite pour donner des conseils aux résidents sur l'éducation du jeune chiot. Il explique que les six premiers mois de la vie d'un chiot correspondent à sa période de socialisation et de lutte contre les peurs. Elle est donc essentielle. Si le chiot est très demandeur de jeux, il faut aussi respecter ses périodes de repos. Pour l'instant, deux personnels se relayent pour le faire dormir chez eux, mais à terme le chien dormira à la maison de retraite. Avant, il y a encore quelques mises au point à faire, comme l'apprentissage de la propreté.

Lucienne a pris des notes, pour ne pas faire de faux pas avec Malao. « Moi qui ai beaucoup de soucis de santé, ça me permet de penser à autre chose. C'est important de lui donner de l'amour mais aussi de lui laisser sa liberté ».

Geneviève a toujours eu des chiens, autant de confidents : « quand j'ai un problème, je vais vers lui, je lui parle et après ça va mieux ».

Les résidents se portent donc mieux au contact de l'animal mais le personnel aussi. « Avant, avec l'ancienne direction, il y avait le personnel d'un côté, les résidents d'un autre. Là, il y a une cohésion. L'arrivée de ce petit chien a remotivé le personnel », estime Michel Dorlet.

Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, rien dans la loi m'empêche les maisons de retraite d'accueillir des chiots : « encore faut-il le vouloir et s'en occuper », résume Michel Dorlet.

Texte Marie Collinet
Vidéo : Stéphanie Delannes


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